Modification de la jupe arrière et création d’une baille à mouillage

Un dériveur intégral, c’est super pour les mouillages et les échouages, tout le monde le sait. Quand on navigue surtout près des côtes bretonnes (nord et sud), dans les îles Anglo-Normandes, au Royaume-Uni etc., on en profite bien !
Sur mon précédent voilier, j’avais créé une baille à mouillage à l’arrière : c’était extra. J’ai donc eu envie d’améliorer mon Feeling 326 de la même manière : j’ai modifié la jupe arrière pour avoir une deuxième baille à mouillage. Cela permet de mettre facilement deux ancres pour se mettre face à la houle, ou de se loger dans un petit espace en réduisant le rayon d’évitement. L’ancre ne traîne pas à l’arrière du bateau, on ne se casse plus le dos à aller chercher la chaîne ici ou là, en abîmant au passage le gelcoat.

Détail de la baille à mouillage avec ancre 6kg, 15m de chaîne diamètre 8 et 30m de câblot.
Le coffre sert aussi de marche pour monter à bord. Pour éviter d’abîmer le gelcoat, la partie qui cache l’échelle de bain est évidée : cela permet de guider la chaîne et le câblot

Le câblot est attaché à la chaîne par un émerillon : cela me permet d’avoir une grande aussière en plus en cas de besoin.
Au retour de nos baignades ou pour débarquer de l’annexe, nous avons ainsi plus de place, une douchette à disposition et de grandes mains courantes pour nous tenir. Le revêtement est antidérapant et doux pour les pieds nus (mousse EVA auto-adhésive).
Détail des travaux sur la jupe.

Jupe d’origine, sans baille à mouillage. On voit le ridoir de pataras que j’ai remplacé par un pataras en patte d’oie : il est plus facile à régler et laisse libre le passage (voir l’article Feeling 326 DI gréement : bout dehors pour gennaker et nouveau pataras). On voit aussi un défaut des Feelings 326 repris lors des travaux de strat : la fissure qui résulte du montage d’origine du bateau.

La jupe est ouverte. Comme le tube dans lequel est logé le safran n’est pas straté jusqu’en haut, on en profite pour le faire. On renforce aussi les endroits où viendra se poser le nouveau pataras, et on refait la strat des parties fissurées.

Le gabarit de la nouvelle baille à mouillage.

Pour le gelcoat, j’ai trouvé un professionnel qui a fait la couleur à partir d’un échantillon de celui d’origine : on ne voit pas le raccord. On voit aussi sur la photo que le safran a été rallongé. Pour le moment, cela ne nous a pas dérangés à l’échouage.
Catherine, sur Gabriel